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La campagne interdite d’Yves Saint Laurent

« Dégradante », « Humiliante »... Ce fut les principaux mots utilisés pour définir la dernière campagne de publicité de la très célèbre marque Yves Saint Laurent.

En effet, après la sortie de ces deux affiches de la collection Automne 2017 en mars dernier, de nombreuses plaintes ont été déposées auprès de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité. 

Ces deux clichés qui ont placardé les murs de Paris, représentent deux femmes, chaussées de talons à roulettes, dans des positions improbables et très provocantes. 

Sur la première affiche, la jeune femme est penchée en avant, la tête posée sur un tabouret. Ces grandes jambes, surélevées par les escarpins, sont tendues et particulièrement maigres. La deuxième affiche représente une femme allongée sur le dos, les jambes écartées. Une position qui peut paraître très sexuelle. 

Les critiques ciblaient principalement la dégradation de l’image de la femme, avec des modèles dénudés et sexualisés. 

"Nous estimons qu'au regard des règles que les professionnels s'imposent sur l'image et le respect de la personne, les postures de cette mannequin représentent un manquement grave à cette règle. » affirme Stéphane Martin, directeur général de l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité.

Yves Saint Laurent, était souvent reconnu pour ces choix de créations qui ont révolutionné la mode féminine, en s’adaptant aux évolutions sociales, pour offrir aux femmes plus de liberté. 

De nombreuses personnes critiquaient le changement de mentalité de la marque : « Monsieur Saint Laurent doit se retourner dans sa tombe ».

Depuis, l’Autorité a ordonné de cesser la diffusion et de retirer le plus rapidement possible cette campagne ou de changer les affiches. 

D’autant plus qu’en 2015, une publicité de la marque avait déjà été interdite car le mannequin présent sur l’affiche apparaissait « maladivement maigre ».  Malheureusement, l’image de la marque dépend beaucoup de ces « bad buzz ».

 

Emma GUILLAUMOT, étudiante SUP’DE COM

Par SUP'DE COM
le 13/07/2017

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