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Comment mettre en place des actions de communication responsables et éthiques ?

Intervention de Jean-Patrick TEYSSAIRE, président-fondateur, Planète Verte Groupe

A l’occasion de cette nouvelle édition du colloque Com’univert nous recevons Jean-Patrick Teyssaire le président-fondateur de Planète Verte Groupe, une agence de conseil en communication et régie retenue selon Médiamétrie comme la seule régie responsable.

Aujourd’hui notre société change et les entreprises cherchent à devenir ou conforter leur responsabilité,  il est donc impératif de contribuer à la mutation et d’accompagner les transitions.  Pou cela, Jean-Patrick Teyssaire expose plusieurs unités de valeur.

 

L’alter-croissance 

Il faut désormais contrecarrer la non croissance voire la décroissance. Comment aujourd’hui peut-on employer le terme croissance dans un monde où plus rien ne croît ? Où les perspectives de croissance semblent infinies tandis que les ressources ne le sont pas ? Il faut alors réviser le modèle jusqu’alors installé et transformer les activités en « production positive ».  L’entreprise doit alors communiquer sur toutes les actions qu’elle met en place en ce sens et exprimer le changement qu’elle opère. L’américain Tesla a récemment ouvert ses brevets. C’est ce que l’on appelle de l’open data. Seb quant à lui a lancé une gamme de produits « réparables », révolutionnaire non ? L’alter croissance c’est aussi repenser le vital et le superflu, ce qui est vital aujourd’hui et qui sera superflu demain (les voyages en avion, la cigarette, le repassage, les marques, la souffleuse à feuilles mortes…) et ce qui restera vital (le travail, le vélo, les balades, l’amour…).

 

La glocalisation

A tout niveau de la société nous sommes en pleine réflexion aujourd’hui (mondialisation, souverainisme…) du côté de l’énergie, tout porte à croire que nous nous dirigeons vers la relocalisation. Pour des raisons politiques, géopolitiques et économiques, certaines activités deviennent moins centralisées, on peut le voir grâce à l’explosion de marché de la microturbine, cette petite machine installée dans une rivière ou un ruisseau et qui permet de produire de l’électricité. Dans ce sens, Smoby ou Joustra sont deux entreprises qui ont relocalisé et qui ont bien compris que fabriquer un jouet en Chine, l’assembler en France pour le vendre aux Etats-Unis coûtait cher en terme d’argent et en terme de planète.

 

L’environnement

Les vecteurs de la RSE doivent être travaillés et les entreprises doivent évoluer en ce sens. Jean Patrick Teyssaire nous explique que sur la question de l’environnement trop de personnes répondent au syndrome nimby (not in my backyard), c’est à dire, si l’on demande à quelqu’un s’il est pour ou contre l’écologie et les éoliennes, il répondra qu’il est pour. Pour autant il n’acceptera pas qu’une éolienne soit installée dans son jardin ! Ce syndrome est l’ennemi de la mutation et les entreprises doivent respecter ce qu’elles disent et continuer d’avancer en ce sens.

 

Les énergies nouvelles

Nous sommes entrés dans une ère très intéressante au point de vue humain, après avoir brûlé le capital de la Terre pendant des années l’Homme doit maintenant apprendre à produire en utilisant une énergie qui sera restituée après avoir été utilisée. A côté de ça, on voit qu’un bon nombre d’entreprises préfère ne pas communiquer que communiquer sur des choses bien qu’elles auraient réalisées, et ce, de peur d’être critiquées du public.

 

La smart-life (intelligence de vie)

Le but premier n’est-il pas d’œuvrer au bonheur de l’Homme ? Ainsi, il faut donner un sens aux actes. Jean-Patrick Teyssaire nous expose la notion de gaming, il faut introduire du jeu et des récompenses. Le Boutan par exemple, refuse la dictature du produit intérieur brut (PIB) et a mis en place un nouvel indicateur de richesse : le bonheur national brut (BNB).

La durabilité

La transition passe par la fin du jetable (exit coton-tige et vaisselle en plastique) et bonjour magasin en vrac ! On va noter le grand retour des bouteilles consignées et l’obsolescence programmée commence à être mise en cause.  Un nouveau modèle économique doit être mis en place, basé davantage sur le service que sur la vente.

 

La  fin du mensonge

Il faut prendre conscience que la communication a un véritable enjeu juridique et qu’on ne peut pas raconter n’importe quoi. La preuve en est avec  Renault, Audi ou Volkswagen qui payent aujourd’hui en milliards le fait d’avoir truqué leurs logiciels. La communication n’est pas un gadget, c’est la véritable force de l’entreprise. Par ailleurs, les agences de notation éthique (extra financière) vont maintenant noter les entreprises pour sanctionner celles qui ne seraient pas dans les clous.

 

Pauline étudiante SUP’DE COM en Bachelor 3ème année

Par SUP'DE COM
le 10/04/2017

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