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Les métiers de la communicationCommunication culturelle: peu de postes mais un environnement très diversifié !
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Communication culturelle: peu de postes mais un environnement très diversifié !

Carole De St-Etienne, responsable communication au musée Gadagne nous évoque son parcours et l'insertion ou les débouchés dans le secteur de la communication culturelle. Le musée Gadagne regroupe le musée d’histoire de Lyon et le musée des marionnettes du monde.

 

Pouvez-vous nous expliquer votre formation et votre parcours professionnel ?

J’ai suivi un DUT de communication à Lyon 3 puis un Master métiers des arts et de la culture à Avignon et par la suite j’ai passé le concours de rédacteur de la fonction publique. Mais j’ai surtout multiplié les expériences en réalisant beaucoup de stages. J’ai ensuite travaillé pendant 7 ans au Théâtre municipal de Tassin-la-Demi-Lune comme secrétaire. Par la suite, un poste de relations publiques a été créé, poste que j’ai occupé pendant 5 ans. Mais je me suis vite dirigée vers une structure différente, avec plus de moyens et bénéficiant de plus d’ambition au niveau de la politique culturelle de la ville. J’ai donc postulé au musée Gadagne, mon concours de la fonction publique m’a permis de faire la différence.

 

Est-ce que vous aviez des connaissances spécifiques en art/histoire avant d’avoir ce poste ?

Plus jeune, j’ai suivi le conservatoire de musique, j’avais des amies au conservatoire de danse également ce qui m’a permis de voir beaucoup de spectacles. J’assiste aussi à de nombreux concerts et spectacles en tous genres. De plus, entre mes études à Avignon et mes stages notamment celui au Théâtre de la Croix-Rousse, tout convergeait pour que je travaille dans ce secteur.

 

Comment se déroule une journée type ?

Chaque journée est différente mais pour vous donner un ordre d’idée, je passe bien sûr beaucoup de temps devant mon ordinateur mais 50% à 60% de mon travail est lié à la fonction d’attachée de presse, notamment en ce moment avec l’actualité sur l’Euro 2016. Ensuite mon temps est réparti entre la gestion de la privatisation des lieux avec ma responsable et la supervision des documents print donc l’édition des brochures et flyers, soit en interne soit via des agences de communication. Pour tout ce qui est lié au web et aux réseaux sociaux, nous avons une webmaster.

 

Quelles sont les particularités de la communication d’un musée et du musée Gadagne ?

Il s’agit de réfléchir à la communication culturelle d’une grosse institution, c’est-à-dire à la fois l’identité du lieu, mais aussi à ce que l’on compte faire en termes de communication événementielle et il faut allier également la communication de la ville de Lyon. Les contraintes sont celles d’une collectivité territoriale et les moyens dont nous dépendons via la ville. C’est une procédure classique de marché public et de mise en concurrence.

 

Est-ce que vous travaillez seule/en équipe ?

En équipe ! La structure comprend 60 salariés et l’équipe communication représente 4 personnes.

Ce qui est intéressant et qui me plaît principalement dans le travail en équipe est de composer avec les avis de tout le monde. Cela permet des échanges riches.

 

La ville de Lyon / pouvoirs publiques interviennent-ils dans la communication du musée ?

Si oui, dans quelle mesure ?

Nous sommes assez libres, c’est notre directeur qui décide de la gestion de notre structure. Nous sommes seulement confrontés à des situations délicates lors de partenariats ou d’échange d’images, car il est compliqué de valoriser un musée en dehors de ceux de la ville de Lyon. Les choix des expositions se font bien évidemment en lien avec le service culturel de la ville. Nous devons également être vigilants sur notre neutralité et la perception des médias par rapport à nos actions. Par exemple, une année nous avons organisé une exposition sur le Rhône et la Saône via laquelle nous parlions rapidement d’une entreprise et nous avons aussi exposé les clichés d’un photographe sur le quartier confluence. Cette programmation classique pour nous a été très critiquée, les retombées presses nous accusant de valoriser le quartier Confluence défendu par G. Collomb. Nous faisons également très attention à notre communication lors de périodes électorales.

 

 

 

Etant donnée la richesse de l’offre culturelle Lyonnaise, comment faites-vous pour vous démarquer ?

Nous sommes bien sûr en concurrence avec les autres lieux culturels publiques de la ville mais c’est une concurrence spécifique, elle concerne surtout l’espace médiatique qui nous est réservé. Nos campagnes d’affichages ne peuvent pas être présentes toutes en même temps pour tous les lieux. Plus l’offre culturelle est riche moins nous avons d’espaces comme par exemple avec l’arrivée du musée des confluences qui a engendré des modifications dans cet espace.

 

Vos conseils pour décrocher un poste en communication culturelle ?

Si c’est ce secteur qui vous intéresse, il faut garder à l’esprit d’avoir une démarche d’ouverture car il y a peu de postes ! Il ne faut pas hésiter à s’ouvrir à l’événementiel, aux sports, aux loisirs, à la production…mais aussi être conscient de la diversité des structures (ce qui est public et ce qui ne l’est pas et plus largement connaître l’environnement des structures). Les concours de la fonction publique sont pour certains postes un moyen d’ouvrir plus de portes. C’est aussi important de multiplier les expériences ! 

 

L’ACTUALITÉ DU MUSÉE

Divinement foot !

Cette passion partagée par tant de pays à travers le monde, ce phénomène international serait-il devenu une religion mondiale ?

Les slogans sur les écharpes, les bannières brandies par les fans lors des matchs contiennent des symboles religieux. Pour certaines équipes africaines, les rituels magiques peuvent jouer un rôle important. Des joueurs, tel Maradona, ont été adorés comme des saints… Symboles, couleurs et chants permettent aux supporteurs de s’identifier à leur club ; le foot offre un sentiment d’appartenance à une communauté, comme le fait une religion. L’exposition raconte ces liens entre l’univers du football et le monde religieux dans de nombreux pays. Des connexions parfois évidentes, parfois plus subtiles.

 

Du mercredi au dimanche de 11h à 18h30 jusqu’au 4 septembre.

Des nocturnes destinées aux étudiants permettant de profiter de la terrasse jusqu’à 22h : le 26 août.

 

Au musée Gadagne, retrouvez aussi une programmation d’été, des balades urbaines pour découvrir notre ville sous un autre angle, des ateliers enfants…

Toutes les informations à retrouver sur le site : www.gadagne.musees.lyon.fr

 

Gaëlle Wang et Nadia Azarfane, étudiantes SUP’DE COM en Bac+4 Manager de la Communication Stratégique et Digitale.

Par SUP'DE COM
le 08/07/2016

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