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Libre expressionConfucius disait "Une image vaut mille mots".
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Confucius disait "Une image vaut mille mots".

Aujourd’hui, la communication par l'image est un élément incontournable de nos sociétés. Les images sont omniprésentes dans notre quotidien et le développement de réseaux sociaux qui leur sont entièrement dédiés, tels qu'Instagram ou Pinterest, en est la parfaite illustration. Toutefois, la plupart des images, auxquelles les consommateurs sont confrontés, sont transformées. Les logiciels de traitement d’images offrent de multiples outils pour créer LA photo. Ils ont ainsi pris une large place, au point d’en devenir néfaste.


Le cas le plus flagrant est celui des publicités de l’industrie du luxe. Pour promouvoir leurs produits, les marques n'hésitent pas à les mettre en scène sur des mannequins aux proportions irréelles obtenues grâce à de nombreuses retouches. Ces publicités sont diffusées à l'échelle nationale voire internationale. Relayer dans les rues, les magazines et sur les réseaux sociaux, elles ont un impact, parfois négatif, sur certains publics. « L'exposition des jeunes à des images normatives et non-réalistes du corps entraîne un sentiment d'auto-dépréciation et une mauvaise estime de soi pouvant avoir un impact sur les comportements de santé [...] Il faut agir sur l'image du corps dans la société pour éviter la promotion d'idéaux de beauté inaccessibles et prévenir l'anorexie chez les jeunes", expliquait l’ancienne ministre de la Santé Marisol Touraine. 

C’est pour ces raisons que le gouvernement a décidé de mettre en place un décret afin de protéger le public en général et les jeunes en particulier.
Le Décret n° 2017-738 paru au journal officiel le 5 mai 2017 définit l’utilisation à des fins commerciales, de photos dont l’apparence corporelle des mannequins a été modifiée. Désormais, ces photographies devront obligatoirement porter la mention

 « photographie retouchée ». Entré en application le 1er octobre 2017, ce sont tous les médias pouvant diffuser ce type de publicité qui sont concernés : la presse, internet, l’affichage,…

Si cette mesure peut sembler être un progrès pour les consommateurs, il est nécessaire que les annonceurs et les agences de communication prennent conscience de leurs responsabilités et changent, elles aussi, leurs manières de communiquer. 

 

Léa Faure, étudiante SUP’DE COM

 

Sources : Legi-france, France tv info, Libération, Madame figaro, Le Parisien (image)

Par SUP'DE COM
le 23/02/2018

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